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Apitat en 2002 à PAU, l’Institut Biarnés e Gascoû que bòu ha bàlẹ la loéngue e la culture biarnése e gascoune.
L’Institut que tribalhe en espian la realitat, lous sapiéns, lous escribâs. Tout aco qu’éy l’obre d’û ahoalh de boulentàris chéns soutade, ahiscats amasse per la passioû dou lou pèys, dap sa culture e sa léngue.
L’Institut qu’empounde touts lous preshèyts qui hèn bàlẹ la léncou biarnése e gascoune en la respectan sancére e tau coum éy.
L’Institut que yunte méy de 500 ahilhats e que bòu amassa e ha praba toutes las assouciacioûs de culture ou de hèstes qui empléguen lou biarnés e lou gascoû.
Assemblée générale 2010 (compte-rendu)
Le rendez-vous annuel des adhérents de l’Institut Béarnais et Gascon a eu lieu le 5 juin dernier dans les salons du restaurant Le Tucq à Gan. Traditionnellement c’est l’occasion de faire un bilan de l’année passée et d’établir avec les membres présents les orientations pour les mois à venir.
Maurice Triep-Capdeville dans son discours de bienvenue remercie les fidèles amis de leur présence. Leurs encouragements sont nécessaires à toute l’équipe qui œuvre pour la cause des langues régionales béarnaise et gasconne. Bien sûr la présence aujourd’hui des élus : Monsieur J. Arriubergé et Madame Boutonnet-Burgho laisse penser que les revendications de l’IBG sont écoutées à défaut d’être prises en considération…
Dans le rapport moral qu’il présente le Président Maurice Triep-Capdeville se félicite de l’augmentation sensible des adhérents et des personnes qui fréquentent les « cours » de béarnais. C’est un des motifs d’encouragement… Mais que représentent 150 personnes sur la totalité de la population du Béarn ? Pour une véritable satisfaction ce chiffre devrait être10 fois supérieur… 100 fois supérieur même. Ce serait la condition à atteindre pour assurer l’avenir de notre langue. Multiplier les lieux de réunion… faire découvrir la littérature, amener les participants à écrire… et surtout intéresser les jeunes… Voila les grands défis qui nous attendent. Nous restons persuadés qu’il est illusoire de vouloir sauver la langue en la dissociant de l’identité régionale perçue par la population. Cette opération n’aurait comme seul mérite que… le gaspillage de l’argent public, et ce n’est pas le moment. L’identité forte pour défendre la langue, chez nous évidemment c’est du béarnais que nous parlons. L’identité Gasconne, plus nuancée sur un territoire plus vaste, est à développer.
Le rapport moral terminé, le Président donne la parole au secrétaire.
Celui-ci demande aux membres présents de valider l’intégration au poste d’administrateur de Jean-Marie Puyau, en remplacement de Madame Geneviève Marsan, administratrice démissionnaire lors de l’AG du 13 juin 2009. La nomination au poste d’administrateur de M. Puyau avait été approuvée en réunion du Conseil d’Administration le 19 Juin 2009.
L’intégration au Conseil d’Administration de l’IBG de M. Puyau est validée à la majorité.
Le secrétaire annonce la démission du poste d’administrateur de M. Eric Chaplain. De ce fait il demande à l’assistance s’il y a un ou des candidats. M. Didier Dufourcq fait acte de candidature. Elle sera étudiée lors de la prochaine séance du Conseil d’administration. Si elle est acceptée l’AG de 2011 aura à valider cette nomination.
Le secrétaire donne la liste des administrateurs sortants en 2010. Ils sont cinq cette année : MM. Arette, Barroumes, Coustalat, Pène et Puyau. Tous souhaitent renouveler leur mandat. Aucune autre candidature n’étant parvenue, le secrétaire demande à l’assemblée de renouveler le mandat des administrateurs sortants.
Ces nominations sont acceptées à la majorité.
Il fait ensuite lecture du rapport d’activités et donne la parole au trésorier.
M. Arette, trésorier étant absent, c’est M. Cazenave qui présente et commente le bilan financier de l’année 2009. Notre budget est en augmentation du fait d’une subvention du Conseil général portée cette année à 17.000 euros. Il compare ce chiffre avec l’estimation des sommes allouées à l’ensemble des associations travaillant à la promotion de la langue occitane. Cette somme est estimée à plus de 600.000 euros d’aide directe du CG 64. Si nous additionnons à ce montant les aides du CR et autres collectivités, il est permis de penser que la langue occitane bénéficie de plus de 1.500.000 euros… et cela depuis des années. Le résultat en trompe-l’œil à de quoi faire méditer !
Il termine son exposé en recommandant aux adhérents présents de constater l’authenticité de la comptabilité par la lecture des pièces comptables mises à disposition. Il précise que la totalité des factures sont payées en chèque.
La parole est donnée aux adhérents. Des suggestions et des encouragements sont émis. Le plaisir de travailler pour la langue « mayrane » est évoqué par certains bénévoles. Ce ne sont pas les administrateurs présents qui démentent.
L’assemblée générale s’achève à 12 h. 30, l’heure où le restaurateur sert l’apéritif qui précède le repas…
Interview de M. Le Maire de Navarrenx, Jean BAUCOU
Q - Quels sont vos liens, vos motivations pour la culture et la langue béarnaise ?
R – Notre cité est riche en histoire et à ce titre, a une place importante dans le département des Pyrénées Atlantiques, et le Béarn en particulier. Tout ce qui est promotion et développement de la langue béarnaise, et notamment par l’I.B.& G. m’intéresse.
Je suis né à Navarrenx, d’origine béarnaise, de famille de commerçants, j’ai entendu parler béarnais depuis ma tendre enfance sur la place du marché, dans les commerces, dans les rencontres diverses et les lieux festifs. Cette culture et cette langue constituent mes racines et celle de mon pays et de la cité des remparts en particulier. Il faut les accompagner, les développer, car,- outre une passion un peu personnelle – il faut leur laisser leur caractère historique, spécifique et naturel et espérer donner à d’autres communes comme la notre des idées allant dans le même sens.
Actuellement il y a des avis partagés sur ce soutien à cette langue, et Navarrenx est très attaché à ses racines naturelles et c’est une des raisons pour que pendant les périodes festives, nous déployions de nombreuses oriflammes sang et or aux couleurs du Béarn, mais aussi tout au long de l’année, un drapeau béarnais flotte au vent sur la Place d’Armes, devant l’hôtel de ville.
Q – Sur la décoration du blason de la ville, il y a une devise : « Si you t’y bau » qu’est-ce que ça signifie ?
R – C’est une marque qui fait partie du patrimoine de notre ville, cela veut dire : Si moi j’y vais ! C’est tout un défi qui vient de quatre siècles d’histoire militaire de la cité, du siège de 1569 en particulier et de notre apport à la défense du Béarn, en période de conflits. Je suis très fier d’afficher sur l’emblème de notre Commune la phrase « Si you t’y bau ! »
Q – Navarrenx à une place importante dans l’histoire militaire du Béarn, et c’est ici que l’on a arboré sur le fronton de l’hôtel de ville pour la première fois le drapeau aux deux vaches ?
R – Nous sommes très attachés à nos racines et à l’insigne de notre patrimoine, c’est quelque chose qui compte pour moi et pour la commune, tant que j’aurais le plaisir de la présider en tant que maire.
Q – Un travail d’animation en plusieurs langues de la maquette de Navarrenx de Robert Sarrailh.est en train de se réaliser, est-ce que vous êtes favorable pour qu’il y ait une version en béarnais ?
R – Cette maquette constitue un élément du patrimoine de notre cité, et je suis favorable à ce qu’il y ait une version béarnaise, comme nos amis basques le font quand ils présentent la cité de St Jean Pied de Port par exemple..
Beaucoup de béarnais de cœur et d’adoption en seront satisfaits, ainsi que de nombreux visiteurs de passage qui seront en mesure de l’apprécier.
Interview réalisé par Jeannine Laborde et Joseph Miqueu